Outre la traversée longue et ennuyeuse de mon stage, je travaille en ce moment à toutes sortes de scénarios. Comme j'ai été acceptée au stade d'écriture de scénario de court-métrage, je dois dare-dare finir d'écrire celui sur lequel je vais travailler! Ca parle de la manie qu'on a de ne plus voir le monde qu'à travers des cadres ( écrans, fenêtres...) et de l'abandon de ceux qui n'entrent justement pas dans ces cadres....
Sinon globalement, c'est vers la BD que je travaille le plus encore que je trouve difficilement du temps libre. Du coup, je lance sur le papier tout un tas d'histoires, de croquis et de personnages qui restent quelques jours sans attention à cause de l'arrivée des petits frères et petites sœurs.
J'ai un temps commencé à travailler sur Fishy, où trois groupes de personnages évoluent parallèlement jusqu'à se rencontrer. mon préféré est celui des poissons d'aquarium qui philosophent sur le sens de l'univers du fond de leur bocal et l'ange Théo Rêve qui conduit un bibliobus en sirotant un thé étrange...
Le chantier plus important en ce moment est Jalapenos, une BD adulte, longue, dont je soigne tout particulièrement les réflexions et les enjeux. Ca me fait du coup une cité tentaculaire dans la tête, l'univers qui se forme autours de cette histoire s'enrichit chaque jour et pourra donner lieu, un jour, à plusieurs albums de tons et de sujets très variés.

je dois aussi finir les Comptes de Noël, histoire trash de père Noël tuberculeux massacré à la chevrotine. L'idée est de dissocier le plus possible les encarts écrits de ce que montre l'image et de m'essayer à l'humour noir.
Il y a aussi la Flûte, livre pour enfant au sujet d'un joueur de flûte amoureux de la musique et qui ne peut plus jouer. En effet, chaque fois qu'il produit une note avec son instrument, il se met à sourire jusqu'aux oreilles et ne peut donc plus souffler correctement...
Ah, là,là! Il y a aussi le Bouc d'Appel, histoire courte que j'ai beaucoup de mal à écrire. Le niveau symbolique est très délicat à intégrer dans une narration, surtout en 4 pages, limite que je me suis imposée car plus serait trop pour un si petit propos. Je compte faire dans cette histoire le parallèle entre les boucs d'appel, animaux "employés" des abattoirs chargés de guider les autres à la mort, façon mouton de Panurge mais en plus sinistre.
Dans la même veine, je réfléchis à une histoire intitulée provisoirement Peeble où un personnage découvre la banale monstruosité qui l'habite.
Et finalement, j'aimerais un jour écrire une adaptation BD du roman Palais de glace de Tarjei Vesaas qui est un bijou de poésie, de délicatesse et de profondeur.

That's all folks! Mes neurones ont maintenant besoin de leur ration de caféine pour fonctionner jusqu'à la prochaine heure!