C'est la première année que je participe à cet événement et j'en ai bien profité. Si j'ai pu voir du bon et du moins bon, au moins un avantage certain s'est très vite profilé: les salles fraîches et obscures. J'avoue qu'en été, une bonne partie de mon plaisir cinéphile vient de la température des salles, dans un univers intime dépourvu de clim'.

mais comme j'apprécie aussi les films, petit tour d'horizon des oeuvres visionnées!

 

L'illusionniste, Sylvain Chaumet, d'après un scénario de Jacques Tati, 2010

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bon, ça commence assez mal cette liste. j'ai été très déçue par ce film entre autre parce que je suis une fan des Triplettes de Belleville et que si je reconnais la qualité du visuel, je n'ai pas du tout accroché à l'histoire; Sans doute mon ennui vient de ma méconnaissance du cinéma de Tati mais quoiqu'il en soit, je ne me suis pas attaché aux personnages, l'histoire m'a parue trop minimaliste et sans grand intérêt. En soi, n'importe quel sujet peut être choisi comme postulat de départ à une oeuvre de fiction, celui de l'Illusionnisre en vaut tout à fait un autre, mais quelque chose dabns la présentation et le développement de l'intrigue n'arrive pas à démarrer. Les clichés s'accumulent et n'aident pas à renouveler le propos.

techniquement donc, quasiment un sans faute. l'image et les couleurs sont belles, l'animation fantastique et la mise en scène fluide. je mettrais cependant un bémol sur une des scènes de la fin, -c'est dommage de partir sur cette impression-, qui m'a fait gémir: le travelling "arrière tourbillonnant" qui part du lapin dans la garrigue pour voltiger au-dessus de la ville. l'effet emphatique et spectaculaire contredit  le ton intimiste de l'histoire et use de la 3d dans un film qui utilise principlament la 2D avec plus de bonheur; par comparaison, de telles prise de vue ont un intérêt et une beauté significatives dans Tekkonkinkret où la ville est elle-même un personnage et où le travail des dessinateurs est époustouflant et méritait un tel hommage.

Un film d'animation attendu qui à mon sens n'égale pas son prédécesseur en originalité, humour et poésie. 

 

AIr Doll, Hirozaku Kore-Eda, 2009

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Arf, encore une déception, mais de plus grande amplitude au regard de la durée du film, presque trois heures, et du supplice que ce fut d'arriver au bout. une fois encore, le postulat de départ était bon et aurait pu donner lieu à un développement intéressant. La naïveté du personnage principal, la poupée gonflable qui devient vivante et découvre le monde, est crispante et suscite plus l'envie de baffer que la compassion. néanmoins techniquement c'est une réussite, mais l'histoire prend trop son temps et aurait pu faire l'économie de nombreuses scènes de rencontres entre la poupée et les autres personnages qui n'apportent strictement rien au propos. 

Tournée, Mathieu Amalric, 2010

 

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Je confesse le peu d'attention que je prête au cinéma français contemporain. En fait, non; je ne m'y intéresse pas du tout. et pourtant, j'ai adoré Tournée ( mais les trois-quart du casting est américain...) essentiellement grâce aux personnages féminins. Elles dégagent une telle pêche et une telle créativité euphorique que j'envie leur liberté et leur force. Quant à Mathieu Amalric, ça doit être la première fois que je le vois dans un film et il s'y montre très convaincant. La présence de quelques dialogues "prise de tête inutiles" n'a pas suffit à me faire lever les yeux au ciel ( je n'apprécie pas l'affectation). 

Splice, Vincenzo Natali, 2009

 

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Puzzle, Natalia Smirnoff, 2010

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